Chili


Du 6 au 19 mars 2018

Nous voilà de retour au Chili, nous retrouvons
notre camion chez Léopoldo et Manuela, il démarre au quart de tour pour nous
souhaiter la bienvenue, un peu de dépoussiérage et nous sommes prêts pour de
nouvelles découvertes.



Direction VALPARAISO, le camion garé en bord
de mer à Vina del mar, un bus nous emmène au port de Valparaiso et c'est l'ascenseur
ARTILLERIA, un des plus vieux de la ville puisqu'il date de 1893 qui nous
dépose sur une des nombreuses collines qui constituent cette ville étonnante,
vue panoramique sur le port,



ces immenses porte-containers qui attendent leur
chargement à destination du monde entier, d'autres collines, d'autres
ascenseurs, des rues abruptes qui font mal aux jambes aussi bien en montée
qu'en descente ... des allées, des escaliers, de belles maisons colorées,
des murs tagués qui racontent de véritables histoires, des petits bistrots
sympa, des terrasses accueillantes, des monuments, nous découvrons les
multiples facettes de cette ville qui nous enchante.




























Nous poursuivons notre remontée en suivant les
côtes du Pacifique, avec des haltes magnifiques au bord de plages de sable fin
ou de criques rocheuses malmenées par de puissantes vagues qui amènent une eau
froide, ceci est dû à la présence du courant froid de HUMBOLDT qui produit
également un épais brouillard côtier, la camanchaca qui se dégage généralement
dans le courant de la matinée.



















Passage dans différents bureaux de douane à
COQUIMBO pour obtenir une prolongation de l'autorisation d'importation
temporaire de notre camion sur le territoire chilien, il ne nous reste plus que
2 jours pour être en règle, voilà c'est ok. Pour nous la prolongation du séjour
s'est faite automatiquement à l'aéroport lors de notre retour au chili début
mars.







Arrêt dans la petite ville de VICUNA  pour passer une intéressante soirée dans les
étoiles à l'observatoire astronomique de MAMALLUCA, mais aussi une visite d'une
distillerie où est produite une eau de vie à base de raisins, très prisée dans
le pays, le Pisco. Puis nous partons sur les petites routes à la découverte de
la vallée de l'ELQUI où les vignes donnent une couleur verte au paysage
encaissé entre deux collines, parsemé de jolis villages.








Rendez-vous pris au garage IVECO à COPIAPO
pour une vidange lundi, donc un petit week-end 
à passer à BAHIA INGLESIA, village touristique bordé d'une plage de
sable fin où vient s'échouer une eau verte transparente parfois infiltrée par
quelques rochers noirs où se posent des cormorans, des pélicans, des gaviottes,
bref de quoi  passer un bon moment et
manger de délicieuses petites coquilles saint-jacques.




















Chili du 20 au 25 mars 2018


Nous poursuivons notre route vers ANTOFAGASTA, non sans un petit crochet vers l'observatoire PARANAL « le très grand télescope » perché à 2635 m d'altitude où la pureté du ciel est acquise 350 jours par an ! Evidemment nous n'avions aucun espoir de faire une visite puisqu'il faut réserver des mois à l'avance.





Sur le bord de la piste, un artiste a suivi
son imagination en offrant au voyageur une tranche de pastèque, une pareille
tentation en plein désert d'Atacama ça ne se refuse pas....







L'emblème de ANTOFAGASTA, est un énorme rocher
sculpté par la mer en forme d'arc de triomphe, « La PORTADA » que
selon les habitants il faut absolument voir, passage devant le bâtiment des
foires où trône une statue gigantesque en cuivre d'un mineur au travail, c'est
vrai que nous arrivons dans la région des mines, comme en témoigne en ville les
trains qui amènent des plaques de cuivre prêtes à l'embarquement.


















Nous allons voir ça de plus près, direction
CALAMA où contrairement à ce qui indiqué dans nos guides, nous avons obtenu à
l'office du tourisme une place pour la visite de l'après-midi même, impossible
d'y aller avec son propre véhicule, il faut prendre un bus, avoir un pantalon
long, un T-shirt à manches longues, des chaussures fermées, on nous fournit un
gilet orange et un casque, waouh que de précautions ...

Arrêt dans le village, maintenant village fantôme, où résidaient les travailleurs, mais suite
ou plutôt grâce aux normes de sécurité et de contrôle de la pollution,

les 25000 habitants ont été déplacés à Calama à 16 km de là, la dernière famille est
partie en 2008.






Enfin nous arrivons à l'objet de notre visite
la mine de  CHUQUICAMATA, équipés,
casqués, nous avons le droit d'accéder à un ponton qui nous donne une vue
plongeante sur l'une des  plus grandes
mines de cuivre à ciel ouvert du monde, 
le trou béant fait 4 km de long sur 1 km de profondeur, c'est tout à
fait impressionnant, des camions gigantesques de 300 tonnes à vide qui
remontent des charges de 400 tonnes en consommant 3 l de gasoil à la minute,
tout est hors normes, les roues des camions mesurent 3 à 4 m de diamètre, la
puissance du camion est de 3100 chevaux, une vraie cavalerie ... la matière
est emmenée ainsi à la transformation qui reste un endroit secret qui produit
un minerai purifié à 99 % , on ne nous parle pas de la pollution occasionnée
par la transformation à l'aide de produits chimiques et des déchets miniers qui
en sont la résultante.
























Oublions la pollution en suivant la route 1
qui longe le Pacifique de TOCOPILLA à IQUIQUE, arrêt de midi à la Caleta de
URCO, c'est tellement magique que nous restons toute l'après-midi et même la
nuit, des centaines de petits oiseaux s'envolent en même temps pour former
comme un nuage juste au ras de l'eau, avec eux se mêlent des cormorans, des
pélicans. Un pêcheur nous a expliqué qu'il y a en ce moment des bans de petits
poissons qui attirent les oiseaux, nous profitons de ce spectacle tout à fait
étonnant.































Du 25 mars au 1 avril 2018

Route vers IQUIQUE, nous profitons de notre
arrivée un dimanche pour nous balader sur les avenues bordées de belles maisons
coloniales qui  témoignent d'un riche
passé tourné vers l'industrie du salpêtre,














Nous allons en savoir plus en nous
dirigeant vers HUMBERSTONE. A partir de 1880 des milliers d'hommes ont
travaillé dans un environnement hostile pour exploiter le plus grand gisement
de salpêtre au monde et produire le nitrate de soude, un engrais qui allait
transformer les paysages agricoles d'Amérique et d'Europe jusqu'à la découverte
des engrais de synthèse qui aboutissent à la fermeture de la mine en 1960. Des
bénévoles travaillent à conserver la mémoire de cette ville qui fut inscrite au
patrimoine mondial de l'Unesco en 2005.

C'est assez émouvant de se balader dans ces
rues silencieuses, de rentrer dans certaines maisons où subsistent,  des éléments d'aménagement, des jouets
d'enfants, des photos, des ustensiles de cuisine, le télégraphe, les machines à
écrire, le dispensaire avec les tables d'accouchement, le fauteuil du dentiste
puis l'école, le théâtre, et étonnant la piscine avec ses gradins et son
plongeoir...






































Après cette plongée dans le passé revenons à
la réalité,  la Routa Del Desertio, nous
fait prendre de la hauteur et revoir les neiges éternelles des sommets
environnants qui culminent à 6 000m, nous redescendons à 3 800 m pour
passer la nuit tranquillement sans connaitre les maux dus à l'altitude, nous
sommes arrêtés pour la nuit près du rio ISLUGA, la proximité de l'eau me permet
de faire une lessive qu'un vent un peu intempestif séchera rapidement.































Nous traversons les paysages magnifiques du
« Parque du Volcan ISLUGA » habités par des lamas et des nandous
(sorte de petites autruches), nous longeons le Salar SURIRE pour nous arrêter
aux eaux chaudes des Thermes POLLOQUERE, c'est sympa d'être dans un bain d'eau
chaude en admirant les neiges éternelles, les eaux sont verteset sentent
fortement le soufre, il fait 10° mais contrairement à ce qu'on pense en
arrivant ce n'est pas trop difficile ni d'entrer dans l'eau, ni d'en sortir.
Nous passons la nuit en face du volcan GUALLATIRE, volcan actif dont on peut
voir les fumerolles.










































Ce matin réveil frisquet, -2° dehors et 9°
dans le camion, heureusement le soleil va bien vite remettre de l'ordre à tout
cela. Nous roulons sur une piste très poussiéreuse, encombrée de camions
boliviens qui rentrent au pays, arrêt près du lac CHUNGARA qui, si on se fie à
nos livres est le lac le plus haut au monde à 4 500 mètres d'altitude avec
devant nous le volcan PARINACOTO (6348 m) et à notre droite le volcan SAJAMA
(6 542 m).

















ARICA sera notre dernière étape chilienne,ville agréable où il fait bon flâner,

découvrir la cathédrale de San Marcos,fabriquée en France par EIFFEL vers 1870,

démontée et  transportée jusqu'ici où elle fut remontée,puis une grimpette

jusqu'à EL MORRO qui du haut de ses 110 mètres surplombe laville, le port et l'océan Pacifique.