Colombie




Du 29 mai au 18 juin 2018

Passage de la frontière EQUATEUR-COLOMBIE en
1h ¼, achat de l'assurance compris, super.

90 km nous séparent de POPOYAN, une route de
montagne avec beaucoup de camions à doubler, il nous faudra 4 heures pour
rejoindre notre destination mais nous avons pris le temps d'admirer le paysage,
les jolies maisons fleuries, de faire connaissance avec quelques habitants,
d'emblée nous aimons ce pays. Nous parcourons les rues de cette belle cité
coloniale où les maisons et tous les édifices sont blancs créant une unité
agréable à l'œil mais une pluie torrentielle s'abat sur nous, peut-être une
manière de nous apprendre qu'ici la pluie est forte et tombe sans crier gare
mais qu'elle s'arrête tout aussi spontanément.











Plus loin, nous faisons une halte pour voir
passer les camions qui tirent 4 remorques chargées de canne à sucre,en se
disant que pour doubler ce genre d'attelage il faut vraiment être sûr de son
coup.











Nous arrivons maintenant à FILANDIA en pleine
zone de production du café,


























Nous voulons tout savoir évidemment...

1er rendez-vous manqué à cause de la pluie, 2ème  occasion manquée car le chauffeur de la Jeep
WILLYS qui fait office de taxi, ne trouve pas le lieu où nous avons
rendez-vous, il s'arrête près d'une petite « finca » pour se
renseigner, les gens nous proposent de nous donner toutes les explications. On
se regarde et on dit ok, on verra bien... Nous partons avec José à la découverte
de sa propriété, équipés de nos bottes en caoutchouc, nous dévalons la colline
un peu glissante... il nous montre ses plans de café disséminés sous de grands
arbres qui les protègent du soleil, ici aucun engrais ou pesticide, tout est
naturel, ce qui n'est pas le cas dans les grandes exploitations où les caféiers
sont plantés serrés les uns contre les autres et forcés à pousser, évidemment
le rendement n'est pas le même... Nous retournons à l'hacienda où notre
sympathique couple nous montre le processus depuis le grain de café jusqu'à la
tasse, d'abord séchage au soleil puis les grains  passent 
dans une machine pour enlever la coque, le grain est entouré naturellement
d'une sorte de gélatine qu'il faut laisser fermenter une douzaine d'heures puis
faire sécher et ensuite torréfier sur la cuisinière à bois sans cesser de
remuer pendant 20 minutes, Madame surveille les opérations d'un oeil expert, et
tous les deux rient de bon cœur quand nous nous mêlons de les aider, dernière
étape réduire le café en poudre, passer de l'eau chaude dessus pour obtenir un
excellent café doux et très agréable. Finalement nous avons beaucoup aimé ces
deux heures partagées avec d'authentiques paysans et n'avons pas regretté la
visite manquée dans la grande finca.










































Maintenant c'est à Salento que nous posons nos roues, petit village très touristique mais avec une belle ambiance et un bel artisanat, là encore les jeeps WILLYS d'un autre âge mais parfaitement restaurées jouent les vedettes.
































Ce dimanche, c'est une balade dans la vallée
de COCORA qui va nous occuper, nous commençons la montée vers 10 h30, belle vue
sur la vallée et ses surprenants palmiers à cire, qui ne poussent que dans
cette vallée de Cocora, ils peuvent mesurer jusqu'à 50 mètres de haut, ils
tirent leurs noms de la cire qui recouvre leurs 
troncs, les paysans indigènes l'on utilisée pendant longtemps pour
fabriquer des bougies, mais les temps ont changé maintenant il y a Dame
électricité...

Belle balade, montée un peu longue mais pas trop difficile, suivie
d'une descente qui au début est vraiment raide puis ensuite suit la rivière qui
continue à descendre mais plus raisonnablement , il nous faut marcher dans
l'eau, dans la boue suite aux fortes pluies des jours précédents, marcher sur
des pierres glissantes, passer des ponts de bois plus ou moins précaires, le circuit
fait 12 km que nous avons bouclé en 4h 30.




























Route vers BOGOTA,  les pluies des derniers jours ont aussi
laissé des traces, de nombreux glissements de terrain obligent les véhicules à
s'arrêter pour laisser place aux pelleteuses qui dégagent la route.

Ca y est nous voici dans l'enfer des bouchons
permanents de BOGOTA, nous avons trouvé un parking gardé où nous pouvons rester
la nuit et en plus ce n'est pas très loin du centre, visite du musée de l'or,
quelques 55 000 objets en or de toutes les cultures préhispaniques de
Colombie. Puis autre incontournable le musée BOTERO, une belle propriété avec
des patios fleuris où nous pouvons déambuler pour découvrir peintures et
sculptures, mais aussi simplement s'asseoir sur un banc pour observer la vie.








Une très belle route de montagne nous entraine
vers MEDELLIN, arrêt sur un parking pour admirer une CHIVA qui fut il y a
quelques décennies, le principal moyen de transport de personnes, de
marchandises et d'animaux. Cette œuvre d'art roulante accueille les passagers
sur des bancs en bois chacun étant accessible de l'extérieur. Presque
entièrement en bois, sa carrosserie est peinte de motifs décoratifs colorés et
d'une grande peinture à l'arrière, le tout agrémenté de chrome blinquant. On en
prend plein les yeux...




















A MEDELLIN le plus difficile fut de garer le
camion, bien que les gens soient très aimables et essayent de nous aider au
maximum, c'est d'ailleurs un cycliste qui nous a guidé jusqu'à une place près
de son quartier où nous serons en sécurité. C'est en taxi que nous avons gagné
le centre-ville pour nous balader notamment sur la Plazoleta de las Esculturas
où sont exposées les œuvres dont BOTERO a fait don à sa ville natale. Ensuite
nous avons pris le métro pour rejoindre le téléphérique qui nous a emmené
au-dessus des toits au plus haut de la ville, 
pour en admirer le panorama.




















La route du littoral bordée d'immenses flamboyants en fleurs qui forment de magnifiques bouquets rouges, nous conduit jusqu'à la Mer des Caraïbes : ses plages de sable blanc, ses cocotiers ....