Equateur






Du 3 au 23 mai 2018


Frontière de l'Equateur franchie sans
problème, nous sommes agréablement surpris par ce pays très propre avec ses
maisons bien entretenues, ses routes en bon état, il règne ici une atmosphère
paisible.

Notre premier arrêt sera à CUENCA, promenade
en ville, la place, la cathédrale avec ses dômes de céramiques bleues et
l'incontournable arrêt à la Casa del Sombrero pour acheter un Panama qu'il
faudrait nommé : Sombrero de paja toquilla (chapeau de paille toquilla) le
quiproquo date des années 1800 quand les espagnols commencèrent l'exportation
des chapeaux via le Panama, les ouvriers du canal de Panama ayant adopté ce
chapeau léger et résistant, avec le temps il a fini par être associé à Panama
alors qu'il est bel et bien fabriqué en équateur avec les frondes fibreuses du
palmier Toquilla qui poussent dans l'arrière-pays de la côte équatorienne.



















Nous rencontrons un équatorien fin connaisseur des Iles Galapagos et lui faisons part de notre projet de partir aux Galapagos en indépendant ça veut dire prendre un billet d'avion et se débrouiller seuls sur place, il nous encourage dans notre projet et nous donne des infos bien utiles. Ca y est nous sommes gonflés à bloc, réservation de l'avion faite via internet ainsi que la première nuit d'hôtel. 200km  nous séparent de QUAYAQUIL où nous devons prendre l'avion dans 2 jours. Nous sommes à 3400m d'altitude, il fait 8°, il pleut, il y a du brouillard, nous passons un col à 4150 m sans voir le paysage qui doit être magnifique pour ce qu'on en voit à travers quelques trouées.Arrêt pour la nuit après une interminable descente mais le lendemain le soleil est au rendez-vous pour nous faire apprécier une région de cultures : du riz, du cacao, des bananes, de la canne à sucre, des ananas, les étals au bord de la route débordent de fruits. Après cette bouffée de nature, nous nous jetons dans les bouchons de GUAYAQUIL pour trouver l'hôtel que nous avons réservé et où nous allons laisser le camion pendant nos 8 nuits d'absence.

A l'enregistrement au départ à GUAYAQUIL nous
devons payer une taxe de 20 dollars par personne, à l'arrivée de l'avion sur l'ile Baltra
un droit d'entrée de 100 dollars par personne est perçu, nous montons dans un
bus qui nous conduit à un bateau pour rejoindre l'ile SANTA CRUZ où nous attend
un autre bus qui lui nous dépose au terminal des bus et là nous devons prendre
un taxi jusqu'à notre hôtel.





Nous découvrons PUERTO AYORA où juste en nous baladant
dans la ville, nous pouvons voir : iguanes, frégates, pélicans, lions de
mer, crabes colorés, mais aussi raies qui comme de fins bijoux en or brillent
au soleil, le petit port en centre-ville où les lions de mer tel des chiens attendent

qu'un morceau de poisson tombe ...génial.


Autre découverte,  une rue bordée de
restaurants est fermée le soir à la circulation, des tables sont
mises sur la route qui devient un resto à ciel ouvert, des rabatteurs
nous vantent leur marchandise en  nous
montrant leurs poissons et fruits de mers et nous conseillent d'acheter dans
leur échoppe plutôt que chez le voisin, tout cela se passe dans la bonne
humeur. Nous avons mangé là tous les soirs ce qui nous a permis d'être attablés
chaque soir avec des gens venant de différents pays et de partager nos
découvertes réciproques.














Nous avons organisé notre séjour en alternant
les visites qui pouvaient se faire à pied, en taxi, en bus  ou en bateau-taxi avec des sorties d'une
journée en bateau que nous avons réservées dans des agences locales. Nous avons
marché à côté des iguanes terrestres colorés, des iguanes marins noirs, des
tortues géantes.





























































C'est la sortie sur l'ile SEYMOUR qui nous a
laissé les souvenirs les plus éblouissants. Accompagnés d'une guide, nous avons
cheminé et observé une faune aussi rare que bizarre :

Les Frégates Magnificens: les femelles
sont noires avec la tête blanche, les males sont entièrement noirs mais
deviennent spectaculaires pendant le parade nuptiale quand ils gonflent leur
cou qui devient rouge vif.




















Les Fous à pieds bleus : la couleur bleue
de leurs pieds est due à leur alimentation qui contient des pigments appelés
caroténoïdes contenus dans les poissons qu'ils ingurgitent, des scientifiques
ont montré que les pieds très bleus sont une marque de bonne santé, donc
peut-être ont-t-il plus de chance d'être acceptés par la femelle à qui ils
présentent une parade nuptiale en se dandinant d'une patte sur l'autre en
levant haut leurs palmes bleues le bec pointé vers le haut, les ailes et la
queue relevées.




















Des iguanes terrestres ont aussi croisé notre
chemin et nombre d'oiseaux ont volé au-dessus de nos têtes. Journée formidable
comme l'ensemble de notre séjour.
























A Quito, nous avons garé le camion près du
Parc Carolina, nous pouvons rester là pour la nuit, c'est parfait, en plus
c'est tout près des transports en commun donc très facile de se rendre en ville
en bus ou en trolley. Dès 5 h 30 du matin le parc s'anime avec des gens qui
viennent courir, faire de la gym avec un coach ou tout simplement marcher ou
faire du vélo et la même chose à partir de 17h30 le soir. Il faut dire que tout
est aménagé pour que chacun pratique son sport dans les meilleures conditions.

Visite de la ville, nos jambes se souviennent encore des rues pentues...








Nous partons vers MINDO, évidemment nous
faisons une halte à la MITAD DEL MONDO, monument qui marque la ligne d'équateur
qui, rétablissons une vérité, n'est pas tout à fait à la bonne place car les
systèmes G.P.S. la localise à 240 m de la vraie ligne équinoxiale. Mais nous
avons tout de même fait la photo avec un pied de chaque côté de la ligne ...
juste pour le plaisir.









Allez, Mindo nous attend, au cœur d'une montagne boisée, petite ville très sympathique, nous ne résistons pas au plaisir de visiter une fabrique de chocolat qui évidemment se termine par une dégustation... mais aussi la mariposa de Mindo où nous avons pu observer et même toucher des papillons dont le fameux Morpho grand papillon d'environ 12 à 20 cm d'envergure qui étonne par le bleu métallique de ses ailes, le revers plus discret imite les yeux de plusieurs oiseaux, il est destiné à effrayer les prédateurs...











































Le lendemain dès 6h du matin départ dans la forêt avec un guide pour une observation des oiseaux, bien que notre guide soit équipé d'une longue-vue et qu'il ait sur son téléphone des chants d'oiseaux destinés à les attirer, nous en avons vu de très beaux mais très peu, nous sommes restés sur notre faim ... mais nous nous sommes rattrapés au resto où nous avons pris le petit déjeuner en observant un festival de colibris, nous avons même eu le bonheur de voir un nid qui contenait deux minuscules œufs.

















































Du 21 au 28 mai 2018

Nous prenons la direction de IBARRA pour aller
faire la connaissance de Hans et découvrir son accueillant camping
« sommerwind » nous lui faisons part de notre inquiétude par rapport
à un bruit à l'avant droit du camion qui a tendance à s'amplifier au fil des
jours, Hans se saisit de son téléphone et explique le problème à un mécanicien
qu'il connait qui viendra demain à 14 h au camping pour un diagnostic
« sans engagement » comme le précise Hans.

Le lendemain, le mécano arrive comme prévu, il
confirme les pensées de Claude à savoir problème de roulement et il ajoute
rotule. Tout est démonté, maintenant il doit chercher les pièces, il en trouve
au Pérou et pas de chance, il y a un férié 
suivi d'un week-end, le colis arrivera par bus lundi matin... Un petit
tremblement de terre a fait frissonner notre fier destrier nous rappelant  

qu'en Amérique du Sud nous ne sommes jamais
bien loin d'une zone sismique.

Il nous faut occuper ces quelques jours
d'abord en visitant la ville de IBARRA où Patrizia la femme de Hans a la
gentillesse de nous conduire. Le lendemain une marche de 10 km autour du lac
qui fait face au camping. Les jours suivants nous utilisons les transports en
commun pour découvrir d'autres endroits un peu plus éloignés. Finalement le
temps a passé vite, nous voilà déjà lundi, les 2 mécanos sont arrivés vers 13h
30,  et vers 15 h tout était fini.

Merci les gars, bon boulot. Merci à Hans pour sa gentillesse et son efficacité, c'est
la première fois que nous avons eu à faire une réparation dans des conditions
aussi confortables, en continuant à vivre dans notre camion malgré qu'il soit
sur cale...